Solo, trio, quintette, les trois versions de Fanny Bloom

Presque un an jour pour jour après le lancement de son premier disque solo Apprentie guerrière, la chanteuse Fanny Bloom monte ce soir sur les planches du Cabaret du Mile-End dans le cadre de Montréal en lumière. Depuis 12 mois, elle a testé trois formules différentes pour son spectacle. Monté en format à cinq musiciens, elle a tenté le trio, puis ultimement le spectacle seule au piano. Jasette.

« Les choses ont évolué sous différents angles, nous raconte Fanny Bloom, ancienne de La Patère rose. Je prends un peu de force de chaque formule. Finalement, on s’en vient pour faire un spectacle qui est pas mal solide et qu’on roule de différentes façons. Je le connais par cœur! »

À cinq

Ce soir, c’est la formule complète à cinq musiciens qui sera jouée. « C’est un mur! Le band est devenu … c’est tellement puissant jouer avec ces gens-là. Aussi on n’y est pas allé de main morte avec les arrangements, c’est un gros paquet de sons. Retrouver ça, ça fait du bien. T’es backé aussi. C’est une liberté, plus folle. Et comme on connaît ça sur le bout de nos doigts, y’a une espèce d’aisance qui est là. C’est un trip de gang aussi. J’aime faire de la musique avec du monde. On se paie la traite pour boucler la boucle. »

Mais faire le tour du Québec avec un mur de son, ce n’est pas si simple. Ce ne sont pas toutes les salles qui peuvent supporter ce genre de concert, et qui ont le budget pour engager 5 musiciens à un cachet décent. Bloom a donc décidé de monter une formule en trio, plus facile à faire voyager.

À trois

« En trio, il a fallu repenser le spectacle, explique celle qui change de couleur de cheveux presque aux saisons. Y’a des choses complètement différentes, il ne faut pas se mélanger d’une formule à l’autre! Au niveau de l’instrumentation par exemple, ça devient plus compliqué, mais c’est un exercice tellement le fun à faire. Ç’a été cool parce que ç’a été fait à trois, ç’a été un travail de band, comme j’étais habitué de faire avec La Patère, j’étais vraiment content de retrouver cette espèce de complicité là entre musiciens, dans un local de pratique, en prenant compte de tout le monde. »

Puis récemment, Fanny Bloom a reçu une invitation d’Ariane Moffat pour faire ses premières parties, ce qu’elle a fait à quelques reprises à la fin de l’année 2012 et qu’elle refera dans les prochaines semaines.

Toute seule

« Être toute seule, ç’a été mon plus grand défi, ma plus grande peur aussi. Je ne savais pas trop si je devais accepter, si j’avais assez de matériel pour une première partie… Finalement, je l’ai accepté, et j’ai passé beaucoup de temps seule avec mon piano, à revisiter les choses, pour oublier le temps, les tempos, et me réapproprier les chansons. Seule, t’es pas obligée de rien suivre, tu y vas feeling. Mais ça faisait tellement longtemps que j’avais fait ça… parce que je suis tout le temps suivie, y’a des musiciens avec moi, faut tout le temps être droit. Là c’était une liberté, un relâchement, j’avais pas vécu ça depuis le cégep! Y’a fallu que je me réapprivoise moi-même là-dedans, par rapport à mon instrument, pour que ce soit intéressant finalement. »

Seule, elle peut donc s’arrêter où elle veut, ajouter trois accords ici ou ralentir là. « Tu peux prendre des décisions à la dernière minute, sans qu’elles soient réfléchies, t’as pas besoin de demander la permission à personne. Tu le fais. »

Fanny Bloom en concert ce soir au Cabaret du Mile-End
Première partie : Mozart’s Sister

Le nouveau clip de Fanny Bloom pour la pièce Shit.

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