Quand l’industrie fout le camp, il reste les bons musiciens

Crédit: Philippe Sawicki

Je sors d’une rencontre avec le musicien et rappeur Boogat, de son vrai nom Daniel Russo Garrido. Celui-ci lance mardi prochain un nouvel album tout en espagnol, intitulé El Dorado Sunset, hyper accrocheur, dansant, qui accroche le sourire dans la face pour la journée. Un article complet paraîtra samedi dans Le Devoir.

Depuis plusieurs années, Boogat a adopté une méthode de travail très artisanale, en dehors des cycles d’un groupe ou d’une étiquette de disque. Il bosse de la maison quand ses deux enfants sont à la garderie.

« Si tu veux faire de la musique dans la vie, fais des tounes, fais des shows », lance-t-il. Quand l’industrie fout le camp comme c’est le cas aujourd’hui, il reste les bons musiciens, qui, selon lui, travailleront toujours.

« C’est comme si la révolution technologique avait fait en sorte que pendant des années, même si t’étais  un musicien pourri en spectacle, tu pouvais t’en sortir bien en vendant des disques. Là on est de retour à comment était la musique avant que ce soit même enregistré. T’es pas capable de faire des shows? Oublie ça. Même si t’as un super bon disque, c’est en show qu’on fait de l’argent. C’est un retour du balancier super intéressant. Être musicien aujourd’hui c’est être musicien. Tu peux tenir un set d’une heure? Peut-être deux heures? C’est tough, pour un chanteur et pour un rappeur. Mais c’est ça la job, c’est pas autre chose. C’est vraiment bon ce que tu fais ou c’est juste packagé comme il faut? »

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