Groovy Aardvark aux FrancoFolies: y’en n’a pas de problème

Source: Victor Diaz Lamich - FrancoFolies de Montréal

« Y’a-tu kekun qu’y’a un problème?», s’est époumoné samedi soir leader de Groovy Aardvark, Vincent Peake. Pour les quelques dizaines de milliers de fans réunis pour le retour du mythique groupe rock-métal québécois, des problèmes, il n’y en avait pas.

En 2005, Groovy Aardvark avait accroché ses instruments, après presque vingt ans d’existence, laissant un paquet d’adolescents devenus adultes avec l’âme triste. C’était eux, hommes et femmes dans la mi-trentaine, qui ont pratiquement rempli la place des Festivals.

Et le groupe ne nous a vraiment pas déçu, enchaînant tube après tube – pour la plupart en français pour l’occasion – en plus de s’amuser comme des gamins. Déjà après une seule chanson, le groupe a quitté la scène, avant d’entreprendre « le plus long rappel de l’histoire». 

À la basse et au chant, Vincent Peake est le pilier de Groovy Aardvark. En ce moment membre de Grimskunk, il n’a pas perdu sa touche, ni sa puissance vocale. « Merci à Satan de m’avoir donné cette voix!», a-t-il rigolé.

Profitant d’une sonorisation impeccable et puissante, le groupe a livré pendant presque deux heures les Dérangeant, Boisson d’avril, Le sein matériel, Té Triss, Amphibiens et 64, rebaptisée 78 pour dénoncer la loi spéciale du même chiffre. Groovy a même invité Marc Vaillancourt, de BARF et des Ékorchés, pour livrer comme à l’époque Le petit bonheur, faisant danser la foule sur place sur des mots de Félix Leclerc, faut-il le rappeler.  

Galaxie et Abuzive Musik

Après le mur de son de Groovy Aardvark, le groupe Galaxie qui jouait à quelques encablures semblait pour une très rare fois manquer de volume – du moins lors du début de spectacle auquel nous avons assisté. Le groupe, qu’on a vu presque une dizaine de fois depuis la parution de leur disque Tigre et diesel, était tout de fois en forme, sautant et bougeant partout sur scène, le guitariste Olivier Langevin s’accroupissant à plusieurs reprises.  

Puis nous nous sommes sauvés vers les Katacombes, pour voir de quel bois se chauffait la bande de l’étiquette de Québec Abuzive Muzik. C’est le groupe CEA qui y servait de noyau dur de la soirée, autour duquel ont gravité plusieurs invités. La chanteuse Marième était très souvent sur scène avec ses titres pop plus mielleux, mais la foule a aussi eu droit au rap engagé de Webster et de Samian, en plus de la voix soul et de la guitare de Karim Ouellet. On leur donne une bonne note pour la fluidité de la soirée, où on sentait peu, voire pas du tout, les nombreuses transitions sur la scène sans coulisses de la salle.

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