Critique: Dumas – L’heure et l’endroit

Pop
L’heure et l’endroit
Dumas
La Tribu / Dep

Tiens, voilà Dumas qui s’amuse. Les pièces grises, en mode mineur, on les trouvait à la pelle dans ses derniers tests en laboratoire, qui ont tout de même obtenu un succès certain chez ses fans. Ce nouveau disque, L’heure et l’endroit, nous ramène un Dumas des premières heures, plus joyeux, plus pop, plus pétillant. Sur ce disque, ont entend le piano plaqué — voire martelé – et des gros clins d’oeil beatlesque, ainsi que des claviers ronronnant qui sonne comme des maisons hantées. Quelque part, on a l’impression que le chanteur a couté La Caverne de Malajube en même temps que les Rolling Stones et que du Ferland psychédélique. Ou alors le dernier Jérôme Minière en même temps que Le Husky et David Bowie. Ou pas, mais bon, vous comprenez l’énergie. Il y a du tiraillement amoureux dans les textes. Malgré des mots simples et efficaces dans les mélodies, l’écriture tarde à gagner en puissance chez Dumas. On se demande un peu ce que le chanteur voulait faire avec sa pochette et son livret, composé d’étranges choix de photos, mais la musique en vaut le détour, même pour les sceptiques dont je considère faire partie.

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