Retailles d’entrevue: Fanny Bloom

Voilà quelques jours déjà que la chanteuse Fanny Bloom a lancé son premier disque solo, Apprentie guerrière, qu’elle voulait moins frivole, plus sérieux. Elle plonge dans des ambiances pop et électro, dans un clair-obscur tribal. Vous avez lu l’entrevue (sinon, c’est par ici), voici les retailles.

Sur la pression sur les épaules de l’artiste solo

C’est différent qu’avant. Le poids de cet album-là n’est à peu près que sur mes épaules. Ben non, parce que je l’ai fait avec Étienne Dupuis-Cloutier, mais publiquement c’est moi qui va encaisser. Je suis énervée, mais je suis confiante, parce que je le trouve vraiment bon l’album. On est allé jusqu’au bout dans toutes les sphères.

Sur l’apprivoisement musical entre elle et Étienne D-C.

Il a fallu que j’apprenne à travailler avec lui. Au début, j’avais peur, parce qu’avec La Patère rose, on avait une façon de fonctionner à trois qui marchait très très bien. Et là je ne connaissais pas Étienne dans la composition, dans la création. Il a fallu qu’on se laisse des places, qu’on se fasse confiance. Ç’a n’a pas pris de temps, et ça s’est fait en jouant, par essais-erreurs, tu joues un peu, t’arrêtes, tu te parles, ou tu te parles pas.

Sur le pardon, l’oubli de la douleur et de la peine

Je ne pense pas être super rancunière. J’oublie le mal. Je pense que l’être humain est essentiellement comme ça. Je lisais un article là-dessus, justement, qui disait qu’on a cette faculté d’oublier, par exemple une peine d’amour ou un mauvais moment en voyage. Ce qui te reste quelque temps après, ce n’est plus les mauvais sentiments, qui ne t’habitent plus du tout, et tous les moments de joie t’habitent encore. On élimine ces sentiments douloureux de notre organisme. Moi je les ai figés en chansons, mais je les revis plus, non!

Sur la création à partir d’images

Étienne et moi, on s’est envoyé plein de trucs. Des vidéoclips, des bouts de film, tout est prétexte à donner une image, une couleur. Il faudrait que ce bout-là soit mauve, genre. Sinon, c’est trop facile, il faut aller dans les détails et les émotions. Des fois je disais à Étienne : « c’est comme à la fin de la journée, ce bout-là, tu comprends-tu? Et bientôt il va commencer à faire vraiment noir. Et y’a peut-être un cheval à l’autre bout là-bas. » Tsé, c’est très imagé comme musique. Je consomme énormément de visuel, Je suis addict aux téléséries, aux films de tout ce que tu veux. J’ai tout vu Tou.tv, Toutte. Même pas une joke. Toutte, j’ai tout vu.

Sur son chant haut perché

Je chante déjà très aigu dans la vie. Mais naturellement, je ne sais pas pourquoi, ça va toujours vers le haut. C’est comme ça pour cet album-là. Moi aussi j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de trucs dans les aiguës. Mais je vais essayer de faire autrement, je veux me mettre ça comme contrainte éventuellement, de pas aller dans les aiguës.

Sur son nouveau groupe de tournée

On est cinq dans le band. Étienne, Beni BBQ, Philippe Bilodeau à la batterie et Laurence Lafond-Beaulne à la basse. On est en plus grand nombre, je trouve ça l’fun. Et le fait d’avoir une fille dans le band, je trouve ça super, on va chambrer ensemble, ça va être plus relax. Je pense que je vais bien me sentir en tournée.

La page Bandcamp de Fanny Bloom

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