Malajube-surprise à L’Astral, Treizième étage et Habib Koïté

Crédit: Frédérique Ménard-Aubin

C’était presque évident, mais bon, qui sait, ç’aurait pu être une véritable surprise. Hier soir, c’était Malajube qui était l’invité-surprise des FrancoFolies, un des rares groupes d’ici qui pouvait remplir L’Astral en 24 heures. Bon, petite fuite à La Presse et grosse page de cahier, ainsi que propagation rapide de la nouvelle sur les réseaux sociaux, la salle était relativement bondée.

Et elle était bondée de « jeunes ». Pas les jeunes du PQ, là, mais les vrais jeunes, ceux qui sortent de l’âge ingrat, ceux qui arrivent à 20 ans, qui n’achètent pas de disques, mais qui portent le t-shirt et qui vont voir les shows. Salut à vous, si vous lisez Franco Phil, vous êtes le futur public, c’est vous qui avez le contrôle.

Malajube avait reproduit dans le relativement intime Astral son décor de La Tulipe, vu lors du lancement du disque. Languettes croisées créant une impression de racines, écran parsemé de sigles alphanumériques. Le groupe est monté sur scène vers les 23h15, sans grand cri, mais équipé de lunettes aux montures faites de petites DEL bleues, dans l’esprit synthétique de leur dernier disque La Caverne.

C’est d’ailleurs avec trois pièces de cet album que Malajube a lancé son spectacle-surprise, dont Synesthésie, et Cro-Magnon. Puis le quatuor a enchaîné presque sans arrêt ses morceaux, sans discours non plus, comme à son habitude. Dans l’heure de concert captée avant la fuite vers l’autobus, le public était relativement calme, avec quelques grouillements lors des vieux titres, que je trouve toujours plus adaptés à la scène. Le collègue Philippe Renault de Rue Frontenac raconte ce matin que la finale du concert – faites de vieux morceaux, tiens, tiens — était haute en émotion.

Du Mali au métro Saint-Michel

Un peu avant, après les heures de boulot et avant le concert de Malajube, je me suis promené un peu sur le site, le manteau bien zippé jusqu’en haut. Au grand concert extérieur, Habib Koïté roulait doucement sa barque. Délicates structures musicales, avec des touches de xylophones, de percussions, quelques lignes de chant, base de guitare (le son de la Godin, qui m’insupporte)  un mot en français ici et là, bref, une belle balade.

Au Monde urbain, Treizième étage livrait son rap devant une foule intéressée même si relativement petite. SP et Cobna font un mélange de rap bien de la rue, mais avec des âmes d’adultes engagés dans leur société. Parler de persévérance et d’amour à donner aux enfants avec du bling autour du coup, les pants ben bas et un shouter derrière qui gueule? Why not pinotte.

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